Posté le 20.03.2008 par monptitcoinamoi
A Hollywood, les responsables des Oscars réagissent face à une surenchère de publicité concernant les films en compétition. Les grands studios espérent ainsi influencer les votes mais Ric Robertson, le directeur de l’Académie, a interdit mailings et invitations aux votants. Ces mesures ont été prises en réaction à la polémique qu’avait suscité le triomphe de “Shakespeare in love” en 1999. Miramax avait en effet lancé une agressive campagne de publicité.
2001
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Posté le 16.03.2008 par monptitcoinamoi

“Les motivations des taliban dans la destruction des statues d’Afghanistan ne sont pas seulement religieuses, mais également politiques”, a déclaré un chargé d’affaires de France à Kaboul. Il s’agirait, selon Jean-Yves Berthault, d’une réponse au renforcement des sanctions de l’ONU le 19 décembre contre le régime taliban qui refuse d’extrader le terroriste présumé Ben Laden et de fermer les camps d’entraînement sur son territoire. Les bouddhas de Bamiyan sont considérés comme des chefs-d’oeuvre du bouddhisme pré-islamique.
Les taliban ont commencé jeudi la destruction aux tirs de chars, de roquettes et à l’arme automatique. La gravité des tirs n’a pas pu être précisée. L’initiative de la destruction aurait été prise par les taliban en place selon un officiel qui refuse de divulguer son nom.
La destruction des bouddhas a été ordonnée par un décret publié lundi par la milice islamiste intégriste des talibans stipulant que “toutes les fausses divinités doivent être annihilées”.
Le Directeur général de L’UNESCO a indiqué qu’un envoyé spécial a été dépêché auprès des talibans jeudi soir “afin de les amener à reconsidérer leur décision” sans toutefois révéler son identité. Par ailleurs, le représentant de l’ONU en Afghanistan a rencontré jeudi le ministre des Affaires étrangères des taliban. Cette destruction est unanimement condamnée par les pays islamiques, selon M. Mounir Bouchenaki, directeur général adjoint pour la culture de l’UNESCO.
2001
Posté le 11.03.2008 par monptitcoinamoi

La situation de la presse en France est fortement déterminée par son histoire. Longtemps, la presse parisienne a régné sans partage sur le territoire national. L’extension de la presse locale au XXe siècle a bouleversé la donne et a divisé la France en deux : d’un côté, les lecteurs de la presse nationale, de l’autre, ceux de la presse régionale. Une récente étude de l’Insee s’est attachée à dessiner le profil de ces lecteurs.
L’audience de la presse en France est marquée socialement et économiquement. Ainsi, le niveau d’étude des lecteurs de la presse nationale est plus important que celui des lecteurs de la presse régionale : les titulaires d’un diplôme supérieur à bac + 2 sont 30 % à lire un quotidien national plusieurs fois par semaine contre 5 % seulement des sans diplôme. En revanche, 39 % des sans diplôme affirment lire au moins 2 fois par semaine un quotidien régional.
Cette différence se retrouve selon les catégories professionnelles. Les cadres et les professions libérales constituent la moitié du lectorat des quotidiens nationaux alors que 85 % des agriculteurs sont de fidèles lecteurs de la presse régionale. De même, le niveau de vie discrimine les deux lectorats : un revenu élevé assure un lectorat plus ou moins fidèle à la presse nationale.
Il est également notable que la situation géographique tient une place importante dans le choix du média. La région parisienne s’oppose à la province en ceci qu’elle n’a pas conscience d’être une région, n'a pas d'ancrage régional. 46 % des Franciliens lisent plus ou moins régulièrement des quotidiens nationaux alors que 73 % d’entre eux ne lisent jamais de quotidiens régionaux (contre 28 % des provinciaux seulement).
Par ailleurs, en province, la discrimination du lectorat de presse régionale est beaucoup moins marquée par la situation socio-économique qu’en Ile-de-France. Les audiences varient surtout selon le degré d’implantation de la presse locale.
Enfin, la lecture est fortement déterminée par des facteurs de proximité, qui entrent en considération au niveau citoyen. La presse régionale, et de façon moins nette, les magazines d’information, sont plus fortement sollicités par les électeurs par rapport aux abstentionnistes. Près de la moitié des votants lisent quotidiennement la presse régionale (contre un tiers seulement des non-votants). Le lectorat votant s’identifie plus à la presse régionale qui analyse la vie et la politique locales plus en détails que la presse nationale (quotidiens et magazines).
Le profil du lecteur se détermine donc selon plusieurs critères différents, mais il est intéressant de noter que le lectorat de la presse nationale et celui de la presse régionale s’opposent pour des raisons différentes. D’un côté, le lecteur de presse nationale est aisé et principalement francilien, alors que le lecteur de presse régionale est plutôt citoyen et provincial.
2001
Posté le 09.03.2008 par monptitcoinamoi

Pour participer à l'intense vie festive en Espagne, voici un petit calendrier qui vous donnera quelques points de repères importants.
Noël
Comme dans toute l'Europe, on fête Noël en Espagne que l'on appelle "Las Navidad". Cependant, à la différence de la plupart des petits Européens, les enfants doivent patienter jusqu'à l'Epiphanie pour ouvrir leurs cadeaux, apportés par les Rois Mages (Les Reyes Magos)et non par le Père Noël. Cette fête donne lieu à des parades, où les Rois Mages défilent dans les rues.
Le carnaval
On le célèbre en février, comme dans plusieurs villes d'Europe. Les plus célèbres sont ceux des villes de Lanz où l'on voit surgir des personnages issus de traditions millénaires, de Villanueva de la Vera où l'on brûle le pantin Pero-Palo, et de Cadix avec ses orchestres populaires (charangas).
Fallas
Il s'agit d'une fête de bruit et de fureur qui se tient au mois de mars à Valence. On brûle les "ninots", statues satyriques géantes pour enterrer et saluer la venue du printemps.
La Semaine Sainte
La plus importante célébration religieuse. Des confréries processionnent dans la ville portant leurs "pasos", des plate-formes chargées de fleurs et de statues de bois.
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Romerias [/b]
Ce sont des pèlerinages religieux qui sont autant d'occasions de fêtes dans tout le pays. La cavalcade (La Caballada) d'Atienza et la capture de chevaux sauvages (A rapa as bestas) en Galice sont les plus réputées.
La nuit de la Saint-Jean
Cette fête mythique qui célèbre la nuit la plus courte de l'année donne lieu à des fêtes chargées de symboles comme celle du franchissement du feu à San Pedro Manrique.
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La Saint-Firmin [/b]
Très spectaculaire, cette fête à lieu au mois de juillet à Pampelune lors de lâchers de taureaux dans les rues de la ville.
Posté le 03.03.2008 par monptitcoinamoi
A Plougonvelin (Finistère), le camping de Bertheaume propose au public de s’initier à une étonnante expérience “sentorielle” subaquatique. En apnée ou simplement allongé en surface, il est possible de se détendre en écoutant de la musique.
Le corps humain peut en effet percevoir la musique sous l’eau cinq fois plus vite que dans l’air. Munis d’une combinaison de plongée, les participants entrent dans l’eau par groupe de 10 pour apprécier un spectacle sonore et visuel où faune et flore sous-marines semblent danser au gré du tempo.
2001
Posté le 00.05.2001 par Anastasia
Photo Interscoop
Kandahar de Mohsen Makhmalbaf crée l’événement à Cannes. En filmant l’immontrable, le réalisateur iranien met le projecteur sur un pays qui résiste, en partie grâce à la survie du cinéma.
La prise du pouvoir par les Taliban a fait régner la peur sur Kaboul, mais a également engendré une résistance muette. Bien que le cinéma, la télévision et les vidéos sont interdits, les Kaboulis les plus téméraires réussissent à se tenir au courant sur les dernières productions. Les vidéos en provenance du Pakistan se visionnent en cachette. Un film sorti en Inde met environ un mois à entrer en Afghanistan.
Ce commerce illicite est la source du phénomène Titanic qui s’est emparé de la capitale afghane. Depuis plus d’un an, la vidéo circule sous le manteau et beaucoup voient en ce film le symbole de leur pays en perdition. Un engouement que les Taliban ne parviennent pas à endiguer.
Si le cinéma entre clandestinement en Afghanistan, il sort de la même façon. Les quelques films ou documentaires existant sur ce pays depuis l’arrivée des Taliban se comptent sur les doigts de la main. Christophe de Ponfilly y retourne régulièrement depuis 20 ans. En 1998, il a ramené de la vallée du Panjshir Massoud l’Afghan, un portrait du Commandant Massoud, héros de guerre charismatique.
Mai 2001
Posté le 00.07.2001 par Anastasia
Le savant novégien hor Heyerdahl est rentré bredouille de son expédition près de la mer d'Azov en Russie. Ce spécialiste des migrations de peuples n'ayant pas laissé de traces écrites est en effet persuadé que le chef guérrier Odin sertait partie de cette région il y a 2 000 ans en direction du Nord pour fonder une dynastie de rois scandinaves en Norvège. Cependant, il fonde ses espoirs sur le décryptage de traces d'importants bouleversements démographiques qui auraient eu lieu à Azov au 1er siècle avant notre ère.
2001
Posté le 00.08.2001 par Anastasia
Photo L'Express
Anna Mouglalis a été révélée au grand public, en février dernier, par le film de Claude Chabrol Merci pour le chocolat où elle apparaît aux côtés d' Isabelle Huppert et de Jacques Dutronc. Elève du Conservatoire National Supérieur d'Art Dramatique, elle est issue de la promotion 2001 et nous raconte comment elle a vécu le concours d'entrée.
Dans quelles conditions vous-êtes vous présentée au concours d’entrée du Conservatoire ?
Je suis arrivée de Nantes à Paris pour faire une hypokhâgne, mais ça a été une désillusion. J’ai rencontré par hasard un metteur en scène dans le métro. Il m’a proposé de faire de l’assistanat dans le théâtre privé, mais c’était tellement grotesque, tellement n’importe quoi : il y avait des histoires de sous, on travaillait sur des textes pas intéressants, c’était plus de l’esbroufe qu’autre chose.
J’ai été tellement déçue par cette expérience que j'ai décidé de me tourner radicalement vers le théâtre et de passer le concours du Conservatoire. J’ai pensé que je pouvais y avoir une place. Il y a des gens qui n’ont rien à y faire et qui ont leur place. Pour moi, l’école publique, c’était important. Il y a des boîtes qui font payer des fortunes pour le même enseignement, ce n’est pas normal.
Comment avez-vous préparé le concours ?
J’ai préparé le concours seule. J'étais allée voir l’Ecole Florent pour préparer le troisième tour, mais ils ne pouvaient pas me prendre. Quand on répète tout seul, on n’a pas de local, on n’a pas de réplique, alors j’ai opté pour un monologue. J’ai présenté le monologue de Méroé dans Penthelisée de Kleist, dans une traduction de Julien Gracq, pour la partie moderne et L’Ecole des Maris, une pièce en vers de Molière, en scène classique.
J’ai tapé à plusieurs portes, dans des cours de théâtre, certaines personnes m’ont permis de travailler, m’ont conseillée. J’ai également été dans un squatt de comédiens, Porte de la Chapelle, et j’ai travaillé avec Richard Lucas.
En fait, c’est sûrement plus simple pour les gens qui présentent le concours seuls. Ceux qui travaillent avec un prof se retrouvent sur une estrade de deux mètres de profondeur alors qu’ils sont enfermés dans la mise en scène de leur professeur.
Comment s’est déroulé l’audition du premier tour ?
Pour le concours en lui-même, j'ai essayé de m’amuser. J’ai pris un grand plaisir sur scène, j’ai ressenti une émotion qui ne s’est pas reproduite depuis, en trois ans de Conservatoire. C’est une sensation physique assez puissante. Les gens qui m’accompagnaient, eux, flanchaient, moi je faisais des blagues, j’étais euphorique. Et puis j’ai été prise d’un trac monstrueux un quart d’heure avant mon passage alors que j’avais tenu bon jusque-là. J’ai eu les jambes qui tremblent, j’ai eu froid. Je me suis réchauffée en sautant. J’ai transformé ma peur en un terrorisme excité, alors que les gens qui se préparent ont d’avantage besoin de calme. Ce qui fait que sur scène, j’avais de l’enthousiasme pour jouer.
L’audition avait lieu dans une salle du premier étage, on attendait dans l’escalier, il y avait beaucoup de retard. Les gens avaient des têtes hallucinantes, surtout les répliques qui en général ont peur de se tromper. J’aime jouer avec la peur. C’est une sensation physique. Moi, je n’étais pas dans un processus de comparaisons. Je voyais les autres candidats passer leurs scènes sur un petit prompteur dans le hall. Je me suis alors rendue compte que certains candidats avaient un désir hyper cérébral. C’est un effet du concours aussi. Certains ne s’amusaient pas du tout. Pourtant on avait la chance de jouer dans un cadre magnifique, un petit théâtre en bois du XVIIe siècle.
Je suis partie rassurée, je savais que c’était bon. Je crois que le premier tour est un tour de personnalité. "Ils" veulent voir où est notre désir de théâtre.
Et le deuxième tour ?
Au deuxième tour, j’ai présenté le même monologue et Le Mariage forcé de Marivaux en scène classique.
Les jurés, on les voit dans la salle. Je regardais furtivement. J’ai vu Jacques Lassalle outré par ma scène de Marivaux parce que j’ai chanté la Marseillaise alors que la Marseillaise avait été écrite cinquante ans plus tard. Lors du stage qui précède le troisième tour, il m’a reproché cet anachronisme, mais c’était exprès.
Justement, entre le deuxième et le troisième tours, les candidats retenus suivent un stage. En quoi consiste-t-il ?
Pour moi, le stage a été très étrange. Jacques Lassalle parlait tout le temps, on avait du mal à ouvrir la bouche et à se faire entendre. Je n’ai pas fait grand chose. Finalement, il a bien fait. C’était plus une façon de nous montrer comment ça allait se passer. Par contre, j’ai trouvé choquant qu’il y ait des personnes prêtes à tout pour être prises. Il y avait un côté très “petit soldat” très dérangeant. C’est peut-être normal du fait qu’ils prennent des gens de plus en plus jeunes. Et cela donne de drôles de comportements. Ça ne m’a pas plu du tout. Au cours du stage, j’ai sympathisé avec une fille, Johanna Carla Maltès, qui était tout à fait d’accord avec moi. Elle a également réussi le concours. Pour le troisième tour, j’ai présenté une scène du Nouveau Menoza de Jakob Lenz. Tout de suite après avoir été reçue, j'ai pris un congé d’un an pour jouer dans une pièce de théâtre. Les élèves avec qui j’ai passé le concours d’entrée étaient déjà en deuxième année quand j’ai commencé le Conservatoire, mais j’ai retrouvé Johanna qui avait fait la même chose que moi.
Finalement, que vous ont apporté vos trois ans au Conservatoire ?
Le Conservatoire offre la possibilité de travailler avec de grands metteurs en scène : on choisit les textes qu’on veut travailler, on dispose d’une magnifique bibliothèque où n’importe quel livre est accessible rapidement. Ce sont des conditions de travail exceptionnelles pour un jeune comédien. La première année, j’ai beaucoup regardé, j’étais plus contemplative qu’active. On apprend à chanter, à danser, cela donne une assise, la confiance. Mais je crois que le jour où j’aurai la confiance totale, je ne ferai plus ce métier.
Auparavant, la Comédie-Française était l’étape suivant le Conservatoire. Imaginez-vous y entrer un jour ?
L’avenir pour l’instant, c’est plus le cinéma que le théâtre. Je dois également passer des auditions au JTN*, mais je n’ai aucun projet pour le moment, car le théâtre demande un engagement d’au moins six mois à l’avance. Ça m’aurait plu d’aller à la Comédie Française. Je ne connais Marcel Bozonnet (le prochain administrateur) qu’en tant que directeur du Conservatoire, je l’ai très peu vu. Il faudrait qu’un metteur en scène me demande de jouer dans une de ses pièces pour entrer dans la maison de Molière.
Jeune Théâtre National : lieu d’audition pour les élèves du Conservatoire. Le JTN rémunère les comédiens qui sont engagés.
Août 2001
Posté le 00.00.2001 par Anastasia
Y a-t-il une vie sur Europa ? Cette planète recouverte de glace, satellite de Jupiter, sera prochainement explorée par la NASA grâce à des ondes sonores afin de déterminer une éventuelle forme de vie. Des essais seront auparavant effectués sur le lac sub-glaciaire Vostock, dans la partie de l'Antarctique contrôlée par la Russie. La navette spatiale devrait décoller dans sept ans et les résultats définitifs de l'expédition ne sont pas attendus avant vingt ans.
2001
Posté le 09.04.2007 par Anastasia
Elle est assise près de la fenêtre et ne regarde même pas le paysage. Il lit son journal. Elle a les mains posées sur les genoux, noueuses, épaisses, inertes. Elle a l'air d'une petite fille sage dans sa robe à fleurs. Elle me lance de vagues regards indifférents, ses yeux s'attardent toutefois sur ma coiffure, sur mes jambes nues, et ils repartent dans le vide. "Il a dit qu'il viendrait nous chercher à la gare ?" Elle a tourné la tête vers son mari et attend une réponse à sa question plaintive, à peine audible. Il ne bronche pas, toujours absorbé par la lecture de son journal. "Qu'est-ce qu'il a dit, Jean-Michel au téléphone ? Il viendra ?" insiste-t-elle avec impatience et une véhémence inattendue. "Hein ?" Le vieux monsieur redescend sur terre, sa femme vient de lui poser une question, il essaie de mobiliser ses souvenirs. "Jean-Michel ?... oui,il viendra nous chercher à la gare." Il lui jette un regard de côté pour être bien sûr qu'elle ne tentera pas de relancer la conversation et retourne derechef à sa lecture. Elle soupire. Le train la bouscule harmonieusement, sa tête balotte légèrement, eell ferme les yeux un instant, puis les rouvre en soupirant.
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