Posté le 00.07.2001 par Anastasia
Le port de l'Aber Wrac'h (Finistère) a récemment accueilli deux bateaux "curragh" dans le cadre du nouveau festival "Vers un autre rivage". Ces barques mesurant jusqu'à onze mètres étaient utilisées par des moines celtes navigateurs aus Vème et VIème siècles. Il s'agissait de faire revivre au grand public l'histoire maritime et ancestrale de la région en grandeur nature. A terre, projections, expositions, contes et débats racontaient l'épopée des moines qui auraient atteint l'Amérique 800 ans avant Christophe Colomb.
Juillet 2001
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Posté le 00.03.2001 par Anastasia
Le volcan Erta Ale, sur la frontière érythréo-éthiopenne, fume toujours. Cinq Français conduits par le géologue Guy de Saint-Cyr ont observé des émanations de vapeur au-dessus du dernier lac de lave permanent, au cœur du volcan qui culmine à 613 m. Cette recrudescence d’activité est due à une important mouvement de dégazage. Guy de Saint-Cyr explique que la croûte de la surface du lac se morcèle et laisse apparaître un fantastique bouillonnement de lave liquide.
Posté le 00.06.2001 par Anastasia
Image tirée du film
Kandahar de Moshen Makhmalbaf
La situation dramatique dans laquelle se trouve plongé l’Afghanistan est en train de trouver un relais dans le monde médiatique. La mobilisation peut-elle engendrer une véritable résistance au régime des Taliban ? Etat des lieux.
Cahotant dans sa voiture de chantier en chantier, Hélène Surgers, n'en continue pas moins de militer. Architecte, elle met à profit ses différents trajets quotidiens pour répondre au téléphone avec son kit main libre et gérer son association à distance. En septembre 1999, à la faveur d’une rencontre avec Mehrabodin Masstan, chargé d’affaires à l’Ambassade d’Afghanistan, elle fonde Liberté en Afghanistan « car les Afghans ne savent pas tendre la main. », affirme-t-elle de sa voix grave qui impose le respect. Cette association a pour but d’acheter des tentes, des vêtements chauds dans les pays limitrophes de l’Afghanistan comme le Tadjikistan ou l’Ouzbékistan et d’acheminer des médicaments. Elle publie également un bulletin trimestriel, La Voix Afghane qu’elle estime correspondre à un besoin.
Réafghanisation. Hélène Surgers voit les choses à long terme et tente de mobiliser les bonnes volontés dans l’attente d’une éventuelle victoire du Commandant Massoud sur les Taliban : « Nous leur avons dit qu'ils avaient besoin d'un gouvernement en exil. Si la paix arrive, il seront démunis, il faut penser à réafghaniser le pays. » Hélène n’a pas l’ambition de reconstruire parce qu’elle estime que c’est aux Afghans de le faire, mais elle est prête à les conseiller et à les soutenir.
Nombre d’associations sont apparues ces dernières années pour collecter de l’argent et aider le peuple afghan réduit à une misère et un dénuement insupportables. Pourtant, ce dévouement, spontané et désintéressé, ne fait pas l’unanimité. Fabien s’implique dans la cause afghane en communiquant sur les forums Internet mais pour lui il n’y a pas d’association convaincante sur le sujet. Un Afghan à Paris depuis plus de vingt ans ne fait confiance qu’à Amitié franco-afghane et pense que « toutes les autres sont bidons et (qu’) on ne sait pas où va l’argent ».
Le jeu de massacre des Taliban en avril dernier sur les Bouddhas géants, taillés dans la falaise de Bamiyan, a replacé l’Afghanistan sous les feux des projecteurs. Depuis un mois, l’hebdomadaire Elle publie régulièrement des articles sur l’Afghanistan. En cinquante-trois ans, c’est la première fois que ce journal féminin fait une couverture politique. « Il est triste de constater que la destruction des Bouddhas a suscité une émotion mondiale et qu'on a oublié de dire que les Taliban ont tué des centaines de personnes dans cette région, notamment des Hazaras (minorité afghane de confession bouddhiste) », affirme Annick Le Floc’Hmoan, reporter de Elle. Les répercussions de cette initiative s’étendent à l’échelle mondiale. « Il y a même eu des papiers dans la presse pakistanaise et les Taliban ont répondu en niant tout ce qui avait été dit dans nos articles ».
Amalgame. Deux publicitaires indépendants, Emmanuelle Dunoyer et Pascal Avot, ont décidé d’agir en montant une campagne d’affichage. L’agence Magnum et le photographe Chris Steele-Perkins ont gracieusement offert les droits sur les images utilisées, la chaîne publicitaire a suivi : afficheurs, imprimeur, papetier, photograveur ont tous participé bénévolement. La photo en noir et blanc montre une femme sous un tchadri. Le slogan est sans appel : « En Afghanistan, 100 % des femmes sont portées disparues ». Emmanuelle Dunoyer explique que la femme est un symbole de la répression en Afghanistan. Ils préparent un spot pour le cinéma qui devra passer dans les écrans publicitaires à partir du 13 juin.
Ces bonnes volontés ne suscitent pas toujours un enthousiasme inconditionnel. Nombre de spécialistes de l’Afghanistan dénoncent certains « raccourcis » des journalistes qui n’ont pas le recul nécessaire par rapport à la complexité de la situation. Christophe de Ponfilly qui réalise des documentaires sur l’Afghanistan depuis vingt ans explique que le tchadri est un problème à Kaboul mais que dans les provinces, les femmes n’ont jamais cessé de le porter. Choquée par une coutume culturelle, l’Occident érige un symbole que les Afghans de France ne comprennent pas. Ponfilly réfute par ailleurs le terme de « résistance afghane » employé dans nombre de publications et de sites Internet. Selon lui, les Taliban sont certes composés de combattants pakistanais et de milices arabes, mais aussi et surtout d’Afghans. Hélène Surgers acquiesce en reconnaissant qu’il ne faut pas faire d’amalgame. Un écrivain afghan avertit qu’ « on donne des médicaments sans connaître le mal ».
Massoud l’Afghan. A l’ombre des initiatives « institutionnelles » fleurissent des bonnes volontés individuelles émues par le sort des Afghans. Jérôme, 27 ans, a créé un site Internet il y a deux ans avec deux camarades. « Le catalyseur de la passion pour l’Afghanistan a été le film de Christophe de Ponfilly, Massoud l’Afghan ». Au fil des témoignages, il semble que ce documentaire a joué un grand rôle dans l’engouement des jeunes Français pour la cause afghane. « Ma passion pour Massoud me vient du film de Ponfilly. Comme le film, elle est très subjective », reconnaît Fabien. Le charisme du chef de guerre, célébré et quasiment icônisé par le film de Ponfilly, plus que tous les autres qu’il a pu réaliser avant et après, est extrêmement fédérateur. Hélène Surgers ne tarit pas d’éloges à l’égard du Commandant afghan : « J'appréhendais la rencontre, je me demandais si j'allais continuer s'il ne me plaisait pas. Mais il est à la hauteur de ce que j'imaginais, en plus austère, plus intense. Il est maigre mais il se débrouille toujours pour que tout le monde ait à manger. » On loue son courage et sa détermination, personne pourtant n’ose faire mention de sa beauté. Chekeba, étudiante afghane de France, reconnaît que depuis la visite de Massoud en France, la communauté afghane en France semble enfin se mobiliser. Il est vrai qu’ici elle est très disparat, elle ne compte pas plus de 5 000 membres. Elle est de plus composée de deux vagues successives qui ont vingt ans d’intervalles : ceux qui ont fui le régime communiste et ceux qui fuient les Taliban. « Et puis, relève Chekeba, c’est une communauté qui s'intègre facilement. »
Alternative au pire. Est-il possible dès lors de parler d’une réelle résistance anti-taliban organisée ? Les faits ne confirment pas cette hypothèse. L’Ambassade à Paris, qui ne compte que trois personnes, est pourtant très active et ne ménage pas ses efforts pour faire entendre sa cause. Au début du mois d’avril, elle a organisé le voyage de Massoud en France et en association avec le magazine Elle, elle a fait venir témoigner trois Afghanes au Parlement européen. Au mois de mars, elle a officiellement fait part de son irritation au Quai d’Orsay qui avait reçu une délégation de Taliban sous un prétexte humanitaire. Porte-parole du Commandant Massoud, elle bénéficie des faveurs médiatiques. Pour Marie-Pierre Caley, déléguée générale de l’organisation humanitaire Acted, il s’agit d’une alternative au pire. « La France n’a pas de politique en Afghanistan. Ne pas reconnaître le régime des Taliban, à l’heure actuelle, c’est bien le minimum que l’on puisse faire. » Ainsi, l’unique espoir de l’Afghanistan pèse sur les épaules du « Lion du Panjshir ». « Tant qu’il sera là, ajoute Marie-Pierre Caley, nous aurons la possibilité de ne pas considérer les Taliban comme un fait admis. »
Juin 2001
Posté le 00.04.2001 par Anastasia
Sirène et Serpent, Anne Bedel, mosaïque
1er avril oblige, la journée est placée sous le signe du poisson. Le soleil est au rendez-vous.
Les effluves âcres du poisson disposé là en train de pourrir taquinent les narines des visiteurs.
Jack Lang, à l'origine de la célébration du Printemps des Poètes, est espéré pour l'inauguration de la journée à midi. Ses admiratrices seront déçues et devront se contenter du court discours du président du Centre des Monuments Nationaux.
Le comédien Christophe Labas-Lafitte lit un texte d’Alain Borer, où le biographe de Rimbaud relate l'arrivée du poète à Paris, accueilli par Paul Verlaine et Charles Cros. "J'ai voulu que les voix aimées soient un bien qu'on garde à tout jamais". Charles Cros a enregistré Rimbaud. Recueillement consterné, Rimbaud parle, récite d'une voix presque monocorde un bout du "Bateau Ivre". Quelques applaudissements saluent la performance.
Performance en effet. Les personnes qui ont pu croire qu'un enregistrement aussi précieux avait été caché si longtemps et découvert pour leurs oreilles inattentives ont bien été eues. JOYEUX POISSON D'AVRIL A TOUS!
Avril 2001
Posté le 00.06.2001 par Anastasia

« Josiane trompe Jean-Michel, Jean-Michel va s’en plaindre à Pierre, et tout le monde finit au restaurant. » C’est en ces termes qu’un producteur allemand a résumé sa vision du cinéma français à Catherine Hertault, scénariste du film Pourquoi maman est dans mon lit ?. Les scénaristes français sont les premiers à s’alarmer face à la détérioration de l’écriture cinématographique en France. Ils dénoncent en priorité un dramatique manque de moyens, une mauvaise gestion du système et surtout la frilosité des instances politiques.
Pour combattre ce mal-être récurrent, la ministre de la Culture, Catherine Tasca, vient d’adopter 4 mesures inspirés par le rapport Gassot sur l’écriture et le développement du scénario. Le rapport du célèbre producteur français constate l’ampleur des dégâts. Le cinéma n’investit que 2 % du budget total d’un film dans l’écriture du scénario en France, le tiers des sommes consacrées à la promotion. En comparaison, le cinéma américain investit 10 % dans l’écriture. En conséquence, la tâche des scénaristes est dévalorisée, ils sont mal payés.
« En France, il y a cette notion que tout le monde écrit et que l’écriture ne vaut rien, affirme Thierry Bourcy, scénariste pour la télévision. Or, il est normal de dépenser de l’argent pour l’écriture. Quand ce sera rentré dans les mœurs, tout le monde sera plus décontracté. » Il existe un réel mépris pour l’écriture de l’industriel en France et un manque de formation flagrant.
Le statut de scénariste ne figure même pas dans la nomenclature des métiers du cinéma formulé par le CNC*. L'ANPE le place dans la catégorie des « écrivains ». Il ne possède donc pas de statut professionnel. Se lancer dans l’écriture d’un scénario à l’heure actuelle est un projet risqué, qui laisse apercevoir peu de lendemains qui chantent. En effet, la plupart des auteurs ne dépassent pas le SMIC. Un tiers des films français sortis en 1999 (50 sur 150) ont assuré un revenu inférieur ou égal à 200 000 F à l’auteur du scénario. Quand on sait qu’un scénariste produit rarement plus d’un scénario par an et le plus souvent en collaboration, le salaire s’élève à 100 000 F par an et par auteur, soit 8 000 F bruts par mois, pour un scénariste actif sur trois.
Le ministère de la Culture prévoit la création d’un bureau d’accueil au sein du CNC visant à orienter et informer les auteurs sur les aides accordées par différents organismes. Thierry Bourcy approuve en arguant que cela faisait longtemps qu’il réclamait une synthèse des aides disponibles et une réelle communication sur le sujet.
25 bourses du premier scénario, dotées de 40 000 F chacune, seront remises chaque année. Pour Catherine Hertault, « c’est faire une pratique d’Etat d’une pratique qui a déjà été proposée de façon individuelle par des organismes professionnels. » L’écriture demande du temps, de l’investissement personnel et un soutien financier constant. 40 000 F semble une aumône pour des auteurs qui en sont souvent pour leur frais.
Un soutien financier à l’écriture à hauteur de 80 à 150 000 F a été voté. Parallèlement, un relais financier pouvant atteindre 500 000 F a été prévu pour les producteurs ayant déjà investi dans un projet. Pour Catherine Hertault, c’est un vrai engagement politique. « Mais il faut être vigilant sur la façon dont cela va se passer. Quelles sont les personnes qui vont composer les jurys et sur quelles bases elles vont se décider. Le choix d’un script est extrêmement subjectif. Au CNC, de vieilles habitudes ont été prises. Tout dépend du matériau de base demandé aux auteurs pour une candidature. »
Ce financement est cependant contestable du fait qu’il ne sera accordé qu’aux seuls scénaristes ayant déjà écrit pour le cinéma. Thierry Bourcy dénonce l’ostracisme exercé à l’encontre des auteurs du petit écran. « N’importe quel scénariste qui aura écrit le pire des nanars pourra en bénéficier. C’est toujours la même mafia qui va prendre l’argent. » Il serait dès lors encore plus difficile de passer de la télévision au cinéma. Thierry Bourcy envisage donc de protester avec le syndicat… ou de demander la bourse du premier scénario. « Après 16 ans de carrière, ça pourrait être drôle ! »
* Centre National de la Cinématographie : organisme d'Etat qui dépend du Ministère de la Culture
Juin 2001
Posté le 25.07.2001 par Anastasia
Les grandes puissances préconisent l'envoi d'observateurs internationaux pour remédier à la crise en Israël.
L’attente être le maître mot qui résume la journée d’hier. Pour répondre au déploiement de l'armée israélienne autour des territoires occupés, les ministres des affaires étrangères du G8 réunis à Rome ont préconisé l'envoi d'observateurs en Israël. Cette mesure sera soumise à deux conditions : une période d'accalmie et l'accord des deux parties. Les grandes puissances ne souhaitent pas prendre d’initiative pour le moment malgré l’urgence de la situation.
Israël s'est déclaré hostile à l’envoi d’observateurs, pour ne pas internationaliser le conflit. Le gouvernement s’est voulu apaisant en affirmant qu’Israël aspirait « à un accord de paix avec l’Autorité palestinienne et les pays arabes » et en assurant par la voix de son ministre de la défense qu’aucune attaque de l’Autorité palestinienne n’était envisagée.
Ces déclarations n’ont pas convaincu les Palestiniens. Le numéro deux Mahmoud Abbas estime qu’ « Israël pourrait lancer une guerre et envahir les territoires contrôlés par l’Autorité palestinienne. » Selon la revue britannique Foreign Report, des consignes ont été données à la population pour stocker des explosifs pour des opérations suicide en cas d'assaut.
La situation ne devrait pourtant pas évoluer dans les jours qui suivent. Le sommet du G8 qui s’ouvre demain à Gêne et la tenue des "Jeux olympiques juifs" en Israël sont des arguments assez dissuasifs pour ne pas procéder à une invasion pour le moment.
25 juillet 2001
Paru dans CFD le Magazine
Posté le 27.07.2001 par Anastasia
Les réactions ne se sont pas fait attendre après la rupture du cessez-le-feu en Israël en début de semaine. L’attentat suicide de Binyamina a motivé une réplique musclée de la part de l’armée israélienne.
Israël vit encore des jours sanglants alors même que se déroulent les seizièmes Jeux Maccabiah, les « jeux olympiques juifs ». Bien que l’autorité palestinienne ait condamné l'attentat suicide de Binyamina dans la nuit de lundi, l’armée israélienne est intervenue à plusieurs reprises au cours de la journée d’hier. Dans l’après-midi, des hélicoptères israéliens ont mitraillé des objectifs palestiniens à Beit Jala, en Cisjordanie, en riposte à un tir de mortier contre la colonie voisine de Gilo, sans faire de victime.
C'est la première fois qu'un obus de mortier est tiré sur un quartier situé à l'intérieur des limites municipales de Jérusalem. Une coalition des principaux mouvements palestiniens avait promis de venger les victimes du raid effectué sur Béthléem plus tôt dans la journée, affirmant considérer "chaque colon ou soldat" israélien "comme une cible". Deux hélicoptères israéliens en effet avaient tiré des missiles sur une maison à Bethléem faisant trois morts dont deux militants du Hamas.
Les territoires occupés semblent gagnés par une dangereuse escalade de la violence. De son côté, Israël ne veut laisser aucun répit aux activistes terroristes en menant des "actes d’autodéfense" dénoncés par les Etats-Unis, l'Union européenne et l'Egypte.
Dans la nuit de lundi, l'armée israélienne avait déjà bombardé des positions palestiniennes en Cisjordanie sans faire de victime en représailles à l’attentat de Binyamina qui avait fait trois morts et onze blessés. Si Epharïm Sneh, le ministre travailliste des Transports, a justifié cette action en expliquant qu’il fallait « empêcher les commanditaires du terrorisme d’agir », Avigdor Lieberman, du parti russophone d’extrême droite Israël Beyténou, et ministre des Infrastructures nationales, a une autre vision de la situation. « C’est une riposte imparfaite. Détruire quelques bâtiments vides a certes un effet dissuasif, mais ce n’est pas ce que j’attendais : il faut liquider les responsables du terrorisme à commencer par Cheikh Ahmed Yassine », le chef spirituel du mouvement Hamas.
Avi Pazner, le porte-parole du gouvernement israélien, a déclaré : « Notre patience est à bout, mais le gouvernement, pour le moment, a décidé de continuer à adopter une position de retenue et de modération pour essayer de convaincre l’Autorité palestinienne de donner l’ordre d’arrêter complètement les hostilités. »
Ces incidents portent à 43 le nombre de personnes tuées depuis l’application du cessez-le-feu établi le 13 juin et marquent un nouveau revers pour la médiation américaine.
27 juillet 2001
Paru dans CFD le Magazine
Posté le 27.07.2001 par Anastasia
A l’ère du Net, les cyberjournalistes ont le plus grand mal à obtenir une reconnaissance.
Des conditions de travail difficiles
Les cyberjournalistes des organes de presse bénéficient de la convention collective des journalistes, mais les rédacteurs du Net travaillent dans des conditions précaires. Ils éprouvent les plus grandes difficultés à obtenir leur carte de journaliste professionnel. En 1999, 150 carte presse ont été accordées aux travailleurs du Web. Le double était demandé.
Peu de créativité
Le cyberjournalisme a mauvaise réputation, il est perçu comme du secrétariat de rédaction amélioré, un travail de documentaliste. En 1999, les sites de la presse française ne contenaient que 25 % d’informations exclusivement créées pour le Web. Les grands médias se contentent généralement d’adapter leurs articles papier pour leur site. La révolution de l’écriture journalistique en France n’est pas pour demain.
27 juillet 2001
Posté le 18.07.2001 par Anastasia
Crédit photo RSF
Pékin organisera les Jeux Olympiques en 2008. Près de deux cents Tibétains vivent en France. Entre désespérance et optimisme, ils sentent que le sort du Tibet n’a pas pesé lourd face à l’ouverture d’une économie de marché en Chine.
Pékin est sorti vainqueur de son bras de fer contre Toronto et Paris. Le CIO a tranché et décidé que, plus qu’il y a quatre ans, le gouvernement chinois a gagné le droit d’organiser les JO, symbole de paix et d’amitié entre les peuples. « Nous sommes tout à fait choqués par cette triste nouvelle, explique Monsieur Dakpa, restaurateur tibétain à Paris. Nous avons l’impression que l’intérêt économique l’a emporté sur la justice. »
La voix des Tibétains n’a pas été entendue malgré de nombreuses pétitions pour dénoncer la candidature chinoise. Pas plus qu’elle n’a été écoutée à Moscou, théâtre d’arrestations de plusieurs sympathisants de la cause tibétaine. Une banderole de cinq mètres sur deux avait pourtant été déployée par l’Association des Jeunesses tibétaines d’Europe. Cinq impacts de balles symbolisaient les anneaux olympiques.
À Paris cependant, la mobilisation n’a pas failli. Sous l’impulsion de l’association La Communauté Tibétaine, le CIO a reçu plus de 250 000 cartes postales de protestation une manifestation a été organisée le 13 juillet place de l’Alma.
Les spécialistes du Tibet craignent que la nomination de Pékin ne soit vécue comme une approbation tacite du régime. Kunsang Chopel, président de l’association La Communauté Tibétaine, pense que les autorités chinoises vont intensifier la répression au Tibet. « Bien sûr, la partie visible de la Chine sera libéralisée, mais ils vont fermer la porte sur le reste du pays et surtout sur le Tibet. »
Pour continuer à protester, la Communauté Tibétaine envisage de s’unir avec d’autres associations des pays du Sud-Asiatique comme le Laos ou le Cambodge pour réclamer un état de droit dans leurs pays et inciter les exilés répartis dans les démocraties occidentales à ne pas oublier leur peuple. Comme l’explique Kunsang Chopel : « Nous pouvons profiter du fait que la Chine soit sous les feux de l’actualité pour que le Tibet ne meure pas dans le silence. » Mais Wangpo Bashi, le secrétaire du Bureau du Tibet, ne se fait pas d’illusion : « Le gouvernement chinois a déjà montré par le passé qu’il ne tenait pas compte de ces regards.
Le Bureau du Tibet qui représente le Dalaï-Lama en France n’appelle pas encore au boycott : « Il faut être prudent avec le boycott. Il faudrait qu’il soit massif et spontané. Sinon, la Chine passera pour une victime. » En 1980, l’Occident avait appelé au boycott des Jeux de Moscou. Moscou où s’est scellé le sort des JO 2008. L’histoire s’amuse à hoqueter et prend des raccourcis évocateurs.
Ironiquement, après Athènes, considérée comme le berceau de la démocratie, les Jeux Olympiques auront lieu à Pékin, ville à la Cité Interdite, qui n’est pas encore parvenue à effacer le souvenir sanglant de Tiananmen.
Communauté Tibétaine de France et ses Amis
28 rue Sorbier, 75020 Paris.
Tel : 01 40 33 28 57
Bureau du Tibet
84 bd Adolphe Pinard, 75014 Paris
01 46 56 22 66
18 juillet 2001
Paru dans CFD Le Magazine
Posté le 00/07/01 par Anastasia

Le festival "Un été en Iran" propose aux Parisiens le dépaysement et la découverte d'un autre cinéma.
L’Iran s’invite pour l’été à Paris. L’Espace Saint-Michel accueille depuis hier onze films de sept réalisateurs iraniens. Les films évoquent courageusement, sans complaisance mais sans apitoiement, l’Iran post-Khomeiny, le conflit inévitable entre une société avide de changement et une communauté fondée sur les traditions. Toutes les minorités sont représentées, les réfugiés, les victimes de guerre, les femmes.
Cible privilégiée de la misère, de la folie et de la bêtise des hommes, les enfants sont souvent prétexte à brosser le portrait d’un pays qui vacille. "Le petit homme" d'Ebrahim Foruzesh évoque le destin d'un enfant qui se propulse dans le monde des adultes pour subvenir aux besoins de sa famille. Un monde incompatible avec sa vie de petit garçon.
L'Iran d'aujourd'hui, ce sont des femmes qui voudraient prendre leur place dans la société, sortir des maisons, participer à l'effort économique et qui sont finalement refoulées dans l'ombre du mari, comme Ibrahim Mokhtari le raconte dans La Contrainte. Les problèmes entre Zinat et Hamed ne feront que commencer après que la jeune femme ait cédé à la contrainte.
Les films, dans leur sujet et leur traitement, sont proches de la veine néo-réaliste. Mohsen Makhmalbaf ne manque d'ailleurs pas de faire un clin d'œil au voleur de bicyclette de Vittorio de Sica en faisant pédaler Nassim, pendant sept jours, pour gagner l'argent qui lui permettra de soigner sa femme.
Pays mal connu, qui suscite encore la méfiance, l'Iran vit d'abord son ouverture sur l'Occident à travers un cinéma inventif, débrouillard, proches de ses personnages. L'Iran est à portée du cœur pendant trois semaines à l'Espace Saint-Michel.
Un été iranien
Espace Saint-Michel, 7 place Saint-Michel, 75005 Paris
Prix des places:42 F, tarif réduit:32 F, forfait 5 films pour 100 F
Renseignements au 01 44 07 20 49
Juillet 2001
Paru dans CFD Le Magazine
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