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monptitcoinamoi Description du blog :
Actualité brûlante, infos rigolotes et croustillantes, reportages cocasses, interviews inédites. Catégorie : Blog Actualité Date de création :
17.07.2007 Dernière mise à jour :
16.06.2008
Deux femmes sont assises au café, une petite cinquantaine d’années chacune.
- Elle avait 77 ans en 88, donc elle aurait eu 90 ans. Elle est née en 1911, maman. Ce qu’elle était gentille. C’est la femme avec qui je me suis le plus entendu. Marine est comme elle.
- Elle est toujours avec son copain, Marine ?
- Oui, il est anarchiste, il a horreur des gens, il a horreur de la société. Il est violent, pas en acte. il est violent en parole. C’est un blessé. C’est une souffrance pour moi. Marine est toujours avec lui. Elle aime pas que je parle de ça. Elle est comme Corinne, Gémeau ascendant Cancer. Tous dans l’eau. Alain est Poisson. Alain sait parler aux gens.
Un camion passe. Le bruit couvre les voix.
- ... ils lui ont dit : si tu veux partir, il suffit que tu le dises. D’ailleurs, il leur a dit : si ça vous arrange de me licencier, je m’en vais. Avec un an de salaire d’indemnité. Il a travaillé 40 ans dans la même boîte. Il a calculé que s’il bossait pas, il gagnerait autant que s’il bossait, et ça jusqu’en 2003. Donc Alain a réfléchi. Il est pas pour partir tout de suite. Je ne veux pas le forcer à partir, c’est en lui. C’est son métier. Il est conseiller. Ceux qui lui demandent conseil, à Alain ça lui fait plaisir.
Manifestement, elles s’apprêtent à aller faire du shopping.
- Alors, c’est quoi notre programme ?
- Moi, je veux bien aller chez Marks & Spencer, j’ai des bons. J’ai des bons au Printemps.
Elle est petite, elle a de longs cheveux noirs tressés, elle a la peau cuivrée et parle le français avec difficulté.
Elle est sans âge, elle est belle. Elle parle de la période où elle travaillait à l'aéroport Orly Sud, au self-service du personnel navigant et du personnel au sol. Elle portait une jupe bleue, une chemise blanche, uniforme qu'elle devait fournir et entretenir. C'était une belle période, c'était bien. Mais c'était loin. Elle commençait à 7h00 du matin et bien que son mari la déposait à la gare en voiture, elle avait quand même 2h00 de transport aller et 2h00 de transport retour. Elle n'arrivait jamais à l'heure. D'abord, elle servait les petits-dejeuners, tout de suite après elle s'attaquait aux entrées et aux desserts. A 11h30, elle préparait les plats cuisinés. C'était bien. Elle raconte avec volubilité, sans pouvoir s'arrêter. Ses grandes mains brunes aux doigts crochus refont les gestes oubliés. Quatre heures de transport par jour, même si elle finissait à 17h30, un jour elle a dit stop.
La cinquième journée d’été du CFD, l’Ecole des métiers de l’information, était consacrée au graphisme. La conférence du 6 juillet 2001, intitulée “Image fixe et image mobile” a été l’occasion d’évoquer les préoccupations esthétiques liées à l’évolution technologique que rencontre la profession aujourd’hui sur la “toile”. Jean-Michel Diaz, directeur artistique de la revue Mouvement, Bruno Caillet, fondateur de l’agence Watoo, Laurent Chartier, fondateur de l’agence Distance Ultra Courte, Olivier Koechlin, directeur associé de l’agence Hyptique et Grégory Pignot, graphiste free-lance ont pu confronter leurs expériences et leurs points de vue.
L’interactivité que propose Internet a remis en cause le contenu et la médiation de l’information. Le graphisme d’un site web n’est plus envisagé comme une illustration, il joue un rôle fonctionnel à part entière dans la lecture et dans l’accès à l’information. La problématique de l’image sur Internet ne se pose pas seulement en termes d’animation, mais également de sonorisation. Le développement constant de la technologie permet de plus en plus de choses. , C’est ce qu’ont démontré en détail Jean-Michel Diaz (Mouvement), Bruno Caillet (Watoo), Laurent Chartier (Distance Ultra Courte), Olivier Koechlin (Hyptique) et Grégory Pignot, un graphiste free-lance à l’occasion de la conférence “Image fixe et image mobile”.
Grégory Pignot a travaillé pour l’agence Hyptique jusqu’en 1996 avant de choisir l’indépendance pour se consacrer à ses passions : la musique électronique et le graphisme. Il explore, sur son propre site notamment, les infinies possibilités que lui offre le logiciel Director. Dans un esprit pionnIer, il associe le visuel et l’auditif en sollicitant la réactivité de l’internaute. La home page de son site se présente sous la forme d’une colonne centrale composée de nombres de 1 à 100. Un clic sur un nombre est une page ouverte sur un monde différent, ludique, qui sollicite l’intérêt, éveille la curiosité et convoque l’imaginaire. Vous rêvez de dessiner des boyaux et des intestins sur un fond de techno folle, vous voulez apprendre à faire de la musique avec huit petits points sur un écran, vous aimez faire des cadavres exquis avec des mots et des sons, cliquez, cliquez, cliquez. Mais attention, tous les numéros ne s’ouvrent pas. À un moment, Grégory a décidé de s’arrêter. “La construction telle qu’elle était, avec des numéros pas remplis, m’a plu.” La suite chronologique de sa démarche s’est inscrite dans d’autres sites.
Au-delà de la simple reproduction
Aujourd’hui l’internaute ne se contente plus d’un texte qui défile sur un écran. Le texte doit être mis en valeur, attrayant et surtout pas trop long car l’écran n’offre pas des conditions de lecture suffisamment confortables. Bruno Caillet, qui a conçu la déclinaison internet de la revue artistique Mouvement, en a fait l’expérience à ses frais. « La première version du site était en harmonie avec l’esprit de la revue mais les fonds étaient trop sombres et les textes en devenaient illisibles » Il a donc dû se rendre à cette évidence que pour les articles, rien ne vaut un texte noir sur un fond blanc. Laurent Chartier, qui a conçu le site de la revue Les Cahiers du Cinéma, en revanche, a trouvé une alternative. La page de l’article conserve les couleurs et la graphie inhérentes au site, mais une version imprimable est à la disposition du lecteur qui n’aura qu’à cliquer pour ouvrir et imprimer un fichier Word.
Outre le texte, un site digne de ce nom doit avoir recours à d’autres modes d’expression au sein même d’Internet : les images animées, la vidéo... Issu du milieu du cinéma où il a été directeur de la photographie, Laurent Chartier a conçu le site internet des Cahiers du cinéma comme un véritable laboratoire cinématographique qui permet d’atteindre l’internaute au-delà de la simple reproduction d’articles. Les analyses sont étayées par des visuels forts, des extraits de films, des études de films plan par plan ou en plans simultanés.
Un entretien avec David Cronenberg, le réalisateur d’Existenz est ainsi accessible, sauf que, comme l’explique Laurent Chartier, les journalistes ne sont pas des vidéastes et que l’ambiance d’un café glauque additionnée de quelques whiskys rend l’effet d’un David Cronenberg enfermé dans un placard. “Mais c’était exceptionnel ! On peut leur pardonner, on est content de voir Cronenberg quand même.”
Motiver les internautes
L’interactivité se trouve au cœur du problème. Avoir accès à l’information est une chose, réagir, créer l’information, susciter le débat en est une autre. La multitude de possibilités qu’offre Internet est sous-exploitées et la place laissée à l’interactivité est bien mince aujourd’hui. Parlant du logiciel Flash, le plus souvent utilisé dans la conception des sites internet, Grégory Pignot trouve qu’« en termes de possibilité d’image, de son et d’interactivité, il manque encore des choses. »
Il semblerait que les concepteurs aient du mal à motiver les internautes à agir directement sur le site. Bruno Caillet explique que le site internet de la revue Mouvement connaît un franc succès avec 20 000 connexions par mois. Cependant, les internautes ont la possibilité de réagir aux articles en ligne en ouvrant une boîte de dialogue qui leur permet d’envoyer un texte et de lire ceux précédemment envoyés. Il y a eu peu d’interventions de ce type en un an d’existence et les concepteurs en sont à se demander si les internautes sont amorphes ou s’ils n’ont pas compris qu’ils pouvaient répondre. De même, une éphéméride est à leur disposition pour publier des photos à la date de leur choix. Là encore, l’interactivité est reléguée aux abonnés absents.
Il est vrai que les deux premières versions du site ont suscité de mauvais retours. En règle générale, la lisibilité du site est jugée nulle et la navigation incompréhensible. Bruno Caillet et Jean-Michel Diaz sont en train de plancher sur une nouvelle version qui devrait voir le jour en septembre prochain. Ils reconnaissent ne pas avoir fait d’étude sur le profil de leurs visiteurs car le tracking coûte cher. Ils savent par contre que leurs internautes sont originaires pour une grande partie des Etats-Unis et du Canada, bien que le site ne soit pas bilingue.
Roller et trottinette
La technologie n’est pas la moindre des clés qui ouvrent la porte à une nouvelle génération internet. Le développement des outils et des logiciels est de plus en plus complexe. Grégory Pignot se fait le chantre du logiciel Director qu’il estime manipuler avec plus de facilité pour un meilleur rendement que des logiciels plus âgés, mais largement utilisés, tels que Flash. Selon lui, il y a encore des solutions à apporter au multimédia. « Je suis consterné par la visualisation vectorielle systématique de Flash. Entre Director et Flash, c’est exactement la différence qui existe entre le roller et la trottinette : en roller, il faut se prendre des gamelles pour atteindre à une réelle différence de sensation, alors que sur la trottinette, il n’y a qu’à se mettre debout et avancer. » Laurent Chartier réfute ce raccourci. Selon lui, Flash n’est pas utilisé au maximum de ses capacités. Il est possible de réaliser avec Flash ce qui se réalise actuellement avec Director. Director a seulement le désavantage de requérir un téléchargement long et onéreux, une lourdeur des fichiers incompatible avec l’esprit d’Internet. Olivier Koechlin calme le débat en concluant : « En fait, on n’aime bien que les outils qu’on utilise. »
Il ressort que les enjeux de l’Internet de demain passent par le graphisme, par la bonne gestion des outils qui sont à la disposition des graphistes et surtout par l’envie et l’imagination des internautes. Le graphiste d’aujourd’hui doit impérativement prendre le temps de réfléchir à des applications qui serviront demain pour la bonne santé de notre toile.
Pour son retour au cinéma, Benoît Poelevoorde nous gratifie de ses dons de scénariste. Il a en effet co-écrit Les portes de la gloire, le premier film de Christian Merret-Palmair, réalisateur des Cahiers de Monsieur Manatane sur Canal +. Un film drôle et émouvant, un miroir où il ne fait pas toujours bon se regarder.
Des rues pluvieuses et lugubres, des zones pavillonnaires à n’en plus finir : le nord de la France. Christian Merret-Palmair nous entraîne dans ce décor glauque pour suivre les aventures d’un dilettante qui fera son chemin. Jérôme Le Tannec (Julien Boisselier, inconnu mais prometteur) fait ses débuts dans le porte à porte pour les éditions Pégase. Il est par ailleurs, le futur beau-fils du boss (magnifique Jean-Luc Bideau). Supervisé par trois VRP au look tel qu’on pourrait les croire sortis d’un film de Bertrand Blier, le voilà confronté aux dures réalités d’un métier ingrat où la porte vous claque souvent au nez. Leur petit groupe est chapeauté par Demanet (l’inénarrable Benoît Poelevoorde), un manager psychotique qui s’identifie au Colonel Nicholson du Pont de la rivière Kwaï.
Moineau, fan invétéré de Michel Sardou, macho et franchouillard (Yvon Back, décalé), Sergent, cinquantenaire râleur et blasé (Etienne Chicot, égal à lui-même) et Balzac, doyen appliqué (Michel Duchaussoy, un vrai bonheur) trimbalent à leur suite ce trentenaire hésitant et maladroit. Nos compères sont chargés de vendre une encyclopédie en cinq volumes écrits par le philosophe Ralph Spiegel, censée avertir le public des dangers qui guettent la planète. Leur commerce repose entièrement sur la crédulité des gens qui cloîtrent leur misère derrière les volets.
Le film est une succession de saynettes passionnantes. Demanet est un personnage tout en contradictions, touchant et irritant à la fois, on s’attendrit sur les déconvenues du néophyte qui a bien du mal à se plonger dans le bain. Les répliques trempées d’humour belge font mouche. Demanet jette un coup d’oeil sur la photo de la fiancée de Jérôme : “Elle a une grosse tête”. Moineau conserve religieusement un poil pubien appartenant à Michel Sardou : “Tu l’as vu tomber de sa bite ?”
La réussite du film réside dans le fait que l’on ne s’apitoie jamais ni sur la bêtise, ni sur la malchance des personnages. Le drame côtoie quasiment en permanence la comédie dans un mariage assez inégal mais réjouissant. Les gags paraissent avoir été plaqués à la va-vite sur la trame narrative. Cependant, on peut regretter une certaine absence de légèreté dans le propos. On rit, mais on rit gras. On passe malheureusement totalement à côté de la satire comico-réaliste qui fait la gloire des cinéastes britanniques.
De ce fait, la surenchère dans le burlesque et le jeu outré de Benoît Poelvoorde sont plutôt à déplorer. Drôle, il n’en est pour autant pas crédible. Sa dérive mentale nous semble lointaine et inaccessible. Les références cinématographiques au Pont de la Rivière Kwaï et à Taxi Driver sont bienvenues, mais le décalage comique ne tient plus la route face à la retenue et la nuance d’un Etienne Chicot vitaminé et d’un Michel Duchaussoy plus vert que jamais. Benoît Poelevoorde ne devait pas jouer le rôle de Demanet au début du projet. Il aurait en effet mieux fait de s’abstenir. Sa prestation déséquilibre l’ambiance qui hésite entre franche poîlade, humour noir et drame social.
C’est bien là le seul défaut que l’on puisse trouver à ce premier film de qualité. Nul doute que ce début prometteur augure d’une belle carrière dans le cinéma français. Voilà un cinéma d’hommes, un cinéma humain à hauteur du regard.
Les Portes de la Gloire, sorti le 13 juin 2001 sur les écrans.
Patrice Chéreau a sorti son dernier film il y a quelques semaines. Gabrielle, adapté d’une nouvelle de Joseph Conrad intitulée Le Retour, a été présenté à la Mostra de Venise où Isabelle Huppert a reçu le prix d’interprétation. Alors que la nouvelle ne dessinait du personnage de la femme qu’une silhouette, Chéreau l’étoffe au point du lui donner le rôle titre de son film.
Le film relate le déchirement d’un couple dans le Paris bourgeois du début du siècle dernier. Installé dans un monde de conventions, l’homme tire une certaine autosatisfaction du bilan de ses dix années d’union avec son épouse. Il dit connaître toutes ses pensées, il dit qu’elle n’a aucun secret pour lui. « Gabrielle et moi n’avons pas d’intimité. Nous n’en avons pas besoin. Il me suffit qu’elle dorme dans la même chambre que moi, dans un lit à côté du mien avec deux tables de nuit. » La scène d’introduction qui illustre la voix off du mari montre une Gabrielle mondaine, lors d’un de leurs fameux dîners, un peu raide, comme un beau bijou dans son écrin. Le film commence lorsque l’homme rentre chez lui et trouve une lettre de sa femme. Elle lui annonce qu’elle a un amant et qu’elle le quitte. L’homme s’effondre. Soudain, elle revient.
« Si j’avais cru que vous m’aimiez, jamais je ne serais revenue. », « Cette phrase est complètement énigmatique mais elle est vertigineuse », commente Chéreau. Avec l’aide de sa co-scénariste, il propose sa version des faits et se plaît une fois de plus à explorer minutieusement les âmes pour y débusquer des brèches dans lesquelles s’immiscer. La femme est malheureuse et fragile, mais elle se révèle aussi forte, exigeante et cruelle sans la moindre animosité. Victime, elle est aussi bourreau et demeure pourtant prisonnière de son époque, ne franchit pas la dernière limite. C’est le retour perpétuel au couple, à ce schéma infernal qui semble si inconciliable avec la nature humaine et pourtant auquel la nature humaine s’accroche désespérément.
Partant d’un banal adultère, le film transforme le vaudeville en drame. L’homme se retrouve confronté à une femme qu’il ne connaît pas, une femme moderne, en avance sur son époque. La découverte lui est insupportable. Ses certitudes vacillent, son monde est en train de s’effondrer.
Comment alors ne pas être touché par l’actualité du film, comment ne pas se retrouver dans ces personnages qui tous deux semblent animés par le besoin d’amour ou de reconnaissance ? Et comment ne pas s’interroger sur soi-même ? « Je ne me rendais pas compte à quel point il était encore possible de dire des choses sur un homme et une femme, la séparation, la passion naissante et destructrice, les manières de vivre à deux. Ce que le film nous raconte, de la désagrégation du couple est encore inédit.», explique Isabelle Huppert. « Une femme qui résiste, je l'avais déjà rencontrée. Une femme révélée à elle-même, aux confins de la plus grande douceur et de la plus extrême cruauté, moins souvent. »
Grâce à une mise en scène très cinématographique, Patrice Chéreau évite l’écueil du théâtre filmé auquel auraient pu le confiner des dialogues éblouissants et un huis-clos quasi continu. L’utilisation des incrustations, des flash-back, du passage du noir et blanc à la couleur déstructurent le film tout en lui donnant une autre cohérence. Nous ne sommes pas au théâtre certes, mais nous sommes au cinéma, en littérature, les bras s’agitent, les bouches crient mais aucun son ne nous parvient. La confrontation n’en est que plus suffocante, plus haletante, plus saccadée. On retrouve dans Gabrielle l’amour de Chéreau pour les corps, tel qu’on pouvait le voir, totalement sublimé dans Intimité. Ici l’homme est enfermé dans le carcan de son costume sombre et la femme totalement entravée par corset, jupons, bas, chemise. A l’inverse d’Intimité où les corps dénudés se couvraient au fil des scènes d’amour jusqu’à faire l’amour totalement habillés, ici le corps de Gabrielle se dévoile toujours plus jusqu’au don total de soi, sans impudeur, sans défi mais sans amour.
« Isabelle Huppert est une magnifique machine à jouer. » a dit Patrice Chéreau. Filmée comme si elle posait pour un tableau, elle offre son visage et son corps sur lesquels le peintre Chéreau dessine sa Gabrielle. Pascal Greggory démontre une fois de plus qu’il est un grand acteur, splendide dans la déchéance comme il le fut déjà il y a quelques années dans le rôle de Branwell Brontë aux côtés de la même Isabelle Huppert.
Il est possible aujourd'hui d'être dépaysé à moindres frais et d'aller loin tout en restant près de chez soi. La navigation fluviale est désormais accessible au grand public et la péniche devient le concept à la mode pour des vacances qui sortent de l'ordinaire.
Proposée à la location par la société Rive de France pour une après-midi ensoleillée, un week-end en amoureux ou une semaine de repos bien mérité, la péniche Electra se conduit sans permis. Cette péniche de plaisance constitue une véritable innovation sur le marché touristique. L'exploitation de ce nouveau mode de transport ne fait que commencer. Propulsée à l'électricité, elle est totalement écologique. Elle ne rejette en effet aucun polluant dans l’eau ni dans l’air. La durée de navigation est de 4 ou 5 heures par jour et permet la découverte d'une ville ou d'une rivière d'un autre point de vue, ainsi que de nombreuses activités, comme la pêche ou la baignade.
On peut embarquer à 6 à bord. Elle est proposée à la location depuis le 1er mai sur le Canal du Midi, sur les 90 km qui séparent Colombiers de Carcassonne. Le parcours est aménagé en villages-étapes (Capestang, Le Somail, Trèbes…) pour recharger les accus, permettant ainsi une autonomie de 12 heures de navigation. Longue de 10,50 m, large de 3,77 m, on trouve à son bord un solarium pour des séances de bronzage intensif, un salon extérieur pour dîner en profitant du coucher de soleil, 2 cabines à couchage double, un salon, une cuisine aménagée et 2 salles de bains.
Sa haute technologie la rend totalement silencieuse. Elle ne vibre pas et se montre maniable et facile d'utilisation. Idéale donc pour les novices de la navigation en eau douce ! Elle a d'ailleurs reçu les honneurs du dernier Salon Nautique où un jury composés de professionnels lui a décerné une "mention spéciale".
Amoureux de la nature, rêveurs, poètes, vacanciers en quête d'ailleurs, la France, comme vous ne l'avez jamais vue, vous attend au détour d'un canal enchanteur, sur des chemins fluviaux, ombragés et languides.