International
Posté le 19.05.2008 par monptitcoinamoi
Photo Wikipedia
C'est parce qu'un pilote touché par les Allemands s'était éjecté sous ses yeux, que le petit Iouri a décidé de devenir pilote. Il avait 7 ans.
Le 12 avril 1961, l'annonce du lancement de Iouri Gagarine dans l'espace a provoqué un sentiment d'orgueil et un enthousiasme exceptionnel dans toute l'Union soviétique.
Le charme naturel que dégage par le jeune homme, âgé de 27 ans, va engendrer un véritable phénomène d'adoration de Kiev à Vladivostok. Pour le plus grand bonheur du Kremlin, Gagarine réduit à néant le stéréotype du Russe mal dégrossi véhiculée par l'Occident. A l'étranger, les stars se bousculent pour lui serrer la main. On se souvient de Gina Lolobrigida traversant une salle bondée pour aller déposer un baiser sur la joue du cosmonaute.
Mais Gagarine a du mal à gérer cet excès de popularité, d'autant plus qu'il a été relégué au rang de doublure. Il commence à boire. Sept ans plus tard, il meurt dans un mystérieux accident d'avion.
Cette journée du 12 avril est l'occasion pour les Russes de fêter un événement qui leur avait permis de prendre les Etats-Unis de vitesse. Néanmoins, le quotidien Vremia ne manque pas de rappeler que l'Union soviétique a conquis l'espace en "privant ses citoyens d'une existence digne".
Avril 2001
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Posté le 16.03.2008 par monptitcoinamoi

“Les motivations des taliban dans la destruction des statues d’Afghanistan ne sont pas seulement religieuses, mais également politiques”, a déclaré un chargé d’affaires de France à Kaboul. Il s’agirait, selon Jean-Yves Berthault, d’une réponse au renforcement des sanctions de l’ONU le 19 décembre contre le régime taliban qui refuse d’extrader le terroriste présumé Ben Laden et de fermer les camps d’entraînement sur son territoire. Les bouddhas de Bamiyan sont considérés comme des chefs-d’oeuvre du bouddhisme pré-islamique.
Les taliban ont commencé jeudi la destruction aux tirs de chars, de roquettes et à l’arme automatique. La gravité des tirs n’a pas pu être précisée. L’initiative de la destruction aurait été prise par les taliban en place selon un officiel qui refuse de divulguer son nom.
La destruction des bouddhas a été ordonnée par un décret publié lundi par la milice islamiste intégriste des talibans stipulant que “toutes les fausses divinités doivent être annihilées”.
Le Directeur général de L’UNESCO a indiqué qu’un envoyé spécial a été dépêché auprès des talibans jeudi soir “afin de les amener à reconsidérer leur décision” sans toutefois révéler son identité. Par ailleurs, le représentant de l’ONU en Afghanistan a rencontré jeudi le ministre des Affaires étrangères des taliban. Cette destruction est unanimement condamnée par les pays islamiques, selon M. Mounir Bouchenaki, directeur général adjoint pour la culture de l’UNESCO.
2001
Posté le 00.06.2001 par Anastasia
Image tirée du film
Kandahar de Moshen Makhmalbaf
La situation dramatique dans laquelle se trouve plongé l’Afghanistan est en train de trouver un relais dans le monde médiatique. La mobilisation peut-elle engendrer une véritable résistance au régime des Taliban ? Etat des lieux.
Cahotant dans sa voiture de chantier en chantier, Hélène Surgers, n'en continue pas moins de militer. Architecte, elle met à profit ses différents trajets quotidiens pour répondre au téléphone avec son kit main libre et gérer son association à distance. En septembre 1999, à la faveur d’une rencontre avec Mehrabodin Masstan, chargé d’affaires à l’Ambassade d’Afghanistan, elle fonde Liberté en Afghanistan « car les Afghans ne savent pas tendre la main. », affirme-t-elle de sa voix grave qui impose le respect. Cette association a pour but d’acheter des tentes, des vêtements chauds dans les pays limitrophes de l’Afghanistan comme le Tadjikistan ou l’Ouzbékistan et d’acheminer des médicaments. Elle publie également un bulletin trimestriel, La Voix Afghane qu’elle estime correspondre à un besoin.
Réafghanisation. Hélène Surgers voit les choses à long terme et tente de mobiliser les bonnes volontés dans l’attente d’une éventuelle victoire du Commandant Massoud sur les Taliban : « Nous leur avons dit qu'ils avaient besoin d'un gouvernement en exil. Si la paix arrive, il seront démunis, il faut penser à réafghaniser le pays. » Hélène n’a pas l’ambition de reconstruire parce qu’elle estime que c’est aux Afghans de le faire, mais elle est prête à les conseiller et à les soutenir.
Nombre d’associations sont apparues ces dernières années pour collecter de l’argent et aider le peuple afghan réduit à une misère et un dénuement insupportables. Pourtant, ce dévouement, spontané et désintéressé, ne fait pas l’unanimité. Fabien s’implique dans la cause afghane en communiquant sur les forums Internet mais pour lui il n’y a pas d’association convaincante sur le sujet. Un Afghan à Paris depuis plus de vingt ans ne fait confiance qu’à Amitié franco-afghane et pense que « toutes les autres sont bidons et (qu’) on ne sait pas où va l’argent ».
Le jeu de massacre des Taliban en avril dernier sur les Bouddhas géants, taillés dans la falaise de Bamiyan, a replacé l’Afghanistan sous les feux des projecteurs. Depuis un mois, l’hebdomadaire Elle publie régulièrement des articles sur l’Afghanistan. En cinquante-trois ans, c’est la première fois que ce journal féminin fait une couverture politique. « Il est triste de constater que la destruction des Bouddhas a suscité une émotion mondiale et qu'on a oublié de dire que les Taliban ont tué des centaines de personnes dans cette région, notamment des Hazaras (minorité afghane de confession bouddhiste) », affirme Annick Le Floc’Hmoan, reporter de Elle. Les répercussions de cette initiative s’étendent à l’échelle mondiale. « Il y a même eu des papiers dans la presse pakistanaise et les Taliban ont répondu en niant tout ce qui avait été dit dans nos articles ».
Amalgame. Deux publicitaires indépendants, Emmanuelle Dunoyer et Pascal Avot, ont décidé d’agir en montant une campagne d’affichage. L’agence Magnum et le photographe Chris Steele-Perkins ont gracieusement offert les droits sur les images utilisées, la chaîne publicitaire a suivi : afficheurs, imprimeur, papetier, photograveur ont tous participé bénévolement. La photo en noir et blanc montre une femme sous un tchadri. Le slogan est sans appel : « En Afghanistan, 100 % des femmes sont portées disparues ». Emmanuelle Dunoyer explique que la femme est un symbole de la répression en Afghanistan. Ils préparent un spot pour le cinéma qui devra passer dans les écrans publicitaires à partir du 13 juin.
Ces bonnes volontés ne suscitent pas toujours un enthousiasme inconditionnel. Nombre de spécialistes de l’Afghanistan dénoncent certains « raccourcis » des journalistes qui n’ont pas le recul nécessaire par rapport à la complexité de la situation. Christophe de Ponfilly qui réalise des documentaires sur l’Afghanistan depuis vingt ans explique que le tchadri est un problème à Kaboul mais que dans les provinces, les femmes n’ont jamais cessé de le porter. Choquée par une coutume culturelle, l’Occident érige un symbole que les Afghans de France ne comprennent pas. Ponfilly réfute par ailleurs le terme de « résistance afghane » employé dans nombre de publications et de sites Internet. Selon lui, les Taliban sont certes composés de combattants pakistanais et de milices arabes, mais aussi et surtout d’Afghans. Hélène Surgers acquiesce en reconnaissant qu’il ne faut pas faire d’amalgame. Un écrivain afghan avertit qu’ « on donne des médicaments sans connaître le mal ».
Massoud l’Afghan. A l’ombre des initiatives « institutionnelles » fleurissent des bonnes volontés individuelles émues par le sort des Afghans. Jérôme, 27 ans, a créé un site Internet il y a deux ans avec deux camarades. « Le catalyseur de la passion pour l’Afghanistan a été le film de Christophe de Ponfilly, Massoud l’Afghan ». Au fil des témoignages, il semble que ce documentaire a joué un grand rôle dans l’engouement des jeunes Français pour la cause afghane. « Ma passion pour Massoud me vient du film de Ponfilly. Comme le film, elle est très subjective », reconnaît Fabien. Le charisme du chef de guerre, célébré et quasiment icônisé par le film de Ponfilly, plus que tous les autres qu’il a pu réaliser avant et après, est extrêmement fédérateur. Hélène Surgers ne tarit pas d’éloges à l’égard du Commandant afghan : « J'appréhendais la rencontre, je me demandais si j'allais continuer s'il ne me plaisait pas. Mais il est à la hauteur de ce que j'imaginais, en plus austère, plus intense. Il est maigre mais il se débrouille toujours pour que tout le monde ait à manger. » On loue son courage et sa détermination, personne pourtant n’ose faire mention de sa beauté. Chekeba, étudiante afghane de France, reconnaît que depuis la visite de Massoud en France, la communauté afghane en France semble enfin se mobiliser. Il est vrai qu’ici elle est très disparat, elle ne compte pas plus de 5 000 membres. Elle est de plus composée de deux vagues successives qui ont vingt ans d’intervalles : ceux qui ont fui le régime communiste et ceux qui fuient les Taliban. « Et puis, relève Chekeba, c’est une communauté qui s'intègre facilement. »
Alternative au pire. Est-il possible dès lors de parler d’une réelle résistance anti-taliban organisée ? Les faits ne confirment pas cette hypothèse. L’Ambassade à Paris, qui ne compte que trois personnes, est pourtant très active et ne ménage pas ses efforts pour faire entendre sa cause. Au début du mois d’avril, elle a organisé le voyage de Massoud en France et en association avec le magazine Elle, elle a fait venir témoigner trois Afghanes au Parlement européen. Au mois de mars, elle a officiellement fait part de son irritation au Quai d’Orsay qui avait reçu une délégation de Taliban sous un prétexte humanitaire. Porte-parole du Commandant Massoud, elle bénéficie des faveurs médiatiques. Pour Marie-Pierre Caley, déléguée générale de l’organisation humanitaire Acted, il s’agit d’une alternative au pire. « La France n’a pas de politique en Afghanistan. Ne pas reconnaître le régime des Taliban, à l’heure actuelle, c’est bien le minimum que l’on puisse faire. » Ainsi, l’unique espoir de l’Afghanistan pèse sur les épaules du « Lion du Panjshir ». « Tant qu’il sera là, ajoute Marie-Pierre Caley, nous aurons la possibilité de ne pas considérer les Taliban comme un fait admis. »
Juin 2001
Posté le 25.07.2001 par Anastasia
Les grandes puissances préconisent l'envoi d'observateurs internationaux pour remédier à la crise en Israël.
L’attente être le maître mot qui résume la journée d’hier. Pour répondre au déploiement de l'armée israélienne autour des territoires occupés, les ministres des affaires étrangères du G8 réunis à Rome ont préconisé l'envoi d'observateurs en Israël. Cette mesure sera soumise à deux conditions : une période d'accalmie et l'accord des deux parties. Les grandes puissances ne souhaitent pas prendre d’initiative pour le moment malgré l’urgence de la situation.
Israël s'est déclaré hostile à l’envoi d’observateurs, pour ne pas internationaliser le conflit. Le gouvernement s’est voulu apaisant en affirmant qu’Israël aspirait « à un accord de paix avec l’Autorité palestinienne et les pays arabes » et en assurant par la voix de son ministre de la défense qu’aucune attaque de l’Autorité palestinienne n’était envisagée.
Ces déclarations n’ont pas convaincu les Palestiniens. Le numéro deux Mahmoud Abbas estime qu’ « Israël pourrait lancer une guerre et envahir les territoires contrôlés par l’Autorité palestinienne. » Selon la revue britannique Foreign Report, des consignes ont été données à la population pour stocker des explosifs pour des opérations suicide en cas d'assaut.
La situation ne devrait pourtant pas évoluer dans les jours qui suivent. Le sommet du G8 qui s’ouvre demain à Gêne et la tenue des "Jeux olympiques juifs" en Israël sont des arguments assez dissuasifs pour ne pas procéder à une invasion pour le moment.
25 juillet 2001
Paru dans CFD le Magazine
Posté le 27.07.2001 par Anastasia
Les réactions ne se sont pas fait attendre après la rupture du cessez-le-feu en Israël en début de semaine. L’attentat suicide de Binyamina a motivé une réplique musclée de la part de l’armée israélienne.
Israël vit encore des jours sanglants alors même que se déroulent les seizièmes Jeux Maccabiah, les « jeux olympiques juifs ». Bien que l’autorité palestinienne ait condamné l'attentat suicide de Binyamina dans la nuit de lundi, l’armée israélienne est intervenue à plusieurs reprises au cours de la journée d’hier. Dans l’après-midi, des hélicoptères israéliens ont mitraillé des objectifs palestiniens à Beit Jala, en Cisjordanie, en riposte à un tir de mortier contre la colonie voisine de Gilo, sans faire de victime.
C'est la première fois qu'un obus de mortier est tiré sur un quartier situé à l'intérieur des limites municipales de Jérusalem. Une coalition des principaux mouvements palestiniens avait promis de venger les victimes du raid effectué sur Béthléem plus tôt dans la journée, affirmant considérer "chaque colon ou soldat" israélien "comme une cible". Deux hélicoptères israéliens en effet avaient tiré des missiles sur une maison à Bethléem faisant trois morts dont deux militants du Hamas.
Les territoires occupés semblent gagnés par une dangereuse escalade de la violence. De son côté, Israël ne veut laisser aucun répit aux activistes terroristes en menant des "actes d’autodéfense" dénoncés par les Etats-Unis, l'Union européenne et l'Egypte.
Dans la nuit de lundi, l'armée israélienne avait déjà bombardé des positions palestiniennes en Cisjordanie sans faire de victime en représailles à l’attentat de Binyamina qui avait fait trois morts et onze blessés. Si Epharïm Sneh, le ministre travailliste des Transports, a justifié cette action en expliquant qu’il fallait « empêcher les commanditaires du terrorisme d’agir », Avigdor Lieberman, du parti russophone d’extrême droite Israël Beyténou, et ministre des Infrastructures nationales, a une autre vision de la situation. « C’est une riposte imparfaite. Détruire quelques bâtiments vides a certes un effet dissuasif, mais ce n’est pas ce que j’attendais : il faut liquider les responsables du terrorisme à commencer par Cheikh Ahmed Yassine », le chef spirituel du mouvement Hamas.
Avi Pazner, le porte-parole du gouvernement israélien, a déclaré : « Notre patience est à bout, mais le gouvernement, pour le moment, a décidé de continuer à adopter une position de retenue et de modération pour essayer de convaincre l’Autorité palestinienne de donner l’ordre d’arrêter complètement les hostilités. »
Ces incidents portent à 43 le nombre de personnes tuées depuis l’application du cessez-le-feu établi le 13 juin et marquent un nouveau revers pour la médiation américaine.
27 juillet 2001
Paru dans CFD le Magazine
Posté le 18.07.2001 par Anastasia
Crédit photo RSF
Pékin organisera les Jeux Olympiques en 2008. Près de deux cents Tibétains vivent en France. Entre désespérance et optimisme, ils sentent que le sort du Tibet n’a pas pesé lourd face à l’ouverture d’une économie de marché en Chine.
Pékin est sorti vainqueur de son bras de fer contre Toronto et Paris. Le CIO a tranché et décidé que, plus qu’il y a quatre ans, le gouvernement chinois a gagné le droit d’organiser les JO, symbole de paix et d’amitié entre les peuples. « Nous sommes tout à fait choqués par cette triste nouvelle, explique Monsieur Dakpa, restaurateur tibétain à Paris. Nous avons l’impression que l’intérêt économique l’a emporté sur la justice. »
La voix des Tibétains n’a pas été entendue malgré de nombreuses pétitions pour dénoncer la candidature chinoise. Pas plus qu’elle n’a été écoutée à Moscou, théâtre d’arrestations de plusieurs sympathisants de la cause tibétaine. Une banderole de cinq mètres sur deux avait pourtant été déployée par l’Association des Jeunesses tibétaines d’Europe. Cinq impacts de balles symbolisaient les anneaux olympiques.
À Paris cependant, la mobilisation n’a pas failli. Sous l’impulsion de l’association La Communauté Tibétaine, le CIO a reçu plus de 250 000 cartes postales de protestation une manifestation a été organisée le 13 juillet place de l’Alma.
Les spécialistes du Tibet craignent que la nomination de Pékin ne soit vécue comme une approbation tacite du régime. Kunsang Chopel, président de l’association La Communauté Tibétaine, pense que les autorités chinoises vont intensifier la répression au Tibet. « Bien sûr, la partie visible de la Chine sera libéralisée, mais ils vont fermer la porte sur le reste du pays et surtout sur le Tibet. »
Pour continuer à protester, la Communauté Tibétaine envisage de s’unir avec d’autres associations des pays du Sud-Asiatique comme le Laos ou le Cambodge pour réclamer un état de droit dans leurs pays et inciter les exilés répartis dans les démocraties occidentales à ne pas oublier leur peuple. Comme l’explique Kunsang Chopel : « Nous pouvons profiter du fait que la Chine soit sous les feux de l’actualité pour que le Tibet ne meure pas dans le silence. » Mais Wangpo Bashi, le secrétaire du Bureau du Tibet, ne se fait pas d’illusion : « Le gouvernement chinois a déjà montré par le passé qu’il ne tenait pas compte de ces regards.
Le Bureau du Tibet qui représente le Dalaï-Lama en France n’appelle pas encore au boycott : « Il faut être prudent avec le boycott. Il faudrait qu’il soit massif et spontané. Sinon, la Chine passera pour une victime. » En 1980, l’Occident avait appelé au boycott des Jeux de Moscou. Moscou où s’est scellé le sort des JO 2008. L’histoire s’amuse à hoqueter et prend des raccourcis évocateurs.
Ironiquement, après Athènes, considérée comme le berceau de la démocratie, les Jeux Olympiques auront lieu à Pékin, ville à la Cité Interdite, qui n’est pas encore parvenue à effacer le souvenir sanglant de Tiananmen.
Communauté Tibétaine de France et ses Amis
28 rue Sorbier, 75020 Paris.
Tel : 01 40 33 28 57
Bureau du Tibet
84 bd Adolphe Pinard, 75014 Paris
01 46 56 22 66
18 juillet 2001
Paru dans CFD Le Magazine
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