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monptitcoinamoi
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Actualité brûlante, infos rigolotes et croustillantes, reportages cocasses, interviews inédites.
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Date de création :
17.07.2007
Dernière mise à jour :
16.06.2008
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Medias

Lecteur de presse quotidienne. Mais laquelle ?

Posté le 11.03.2008 par monptitcoinamoi
La situation de la presse en France est fortement déterminée par son histoire. Longtemps, la presse parisienne a régné sans partage sur le territoire national. L’extension de la presse locale au XXe siècle a bouleversé la donne et a divisé la France en deux : d’un côté, les lecteurs de la presse nationale, de l’autre, ceux de la presse régionale. Une récente étude de l’Insee s’est attachée à dessiner le profil de ces lecteurs.

L’audience de la presse en France est marquée socialement et économiquement. Ainsi, le niveau d’étude des lecteurs de la presse nationale est plus important que celui des lecteurs de la presse régionale : les titulaires d’un diplôme supérieur à bac + 2 sont 30 % à lire un quotidien national plusieurs fois par semaine contre 5 % seulement des sans diplôme. En revanche, 39 % des sans diplôme affirment lire au moins 2 fois par semaine un quotidien régional.

Cette différence se retrouve selon les catégories professionnelles. Les cadres et les professions libérales constituent la moitié du lectorat des quotidiens nationaux alors que 85 % des agriculteurs sont de fidèles lecteurs de la presse régionale. De même, le niveau de vie discrimine les deux lectorats : un revenu élevé assure un lectorat plus ou moins fidèle à la presse nationale.


Il est également notable que la situation géographique tient une place importante dans le choix du média. La région parisienne s’oppose à la province en ceci qu’elle n’a pas conscience d’être une région, n'a pas d'ancrage régional. 46 % des Franciliens lisent plus ou moins régulièrement des quotidiens nationaux alors que 73 % d’entre eux ne lisent jamais de quotidiens régionaux (contre 28 % des provinciaux seulement).

Par ailleurs, en province, la discrimination du lectorat de presse régionale est beaucoup moins marquée par la situation socio-économique qu’en Ile-de-France. Les audiences varient surtout selon le degré d’implantation de la presse locale.

Enfin, la lecture est fortement déterminée par des facteurs de proximité, qui entrent en considération au niveau citoyen. La presse régionale, et de façon moins nette, les magazines d’information, sont plus fortement sollicités par les électeurs par rapport aux abstentionnistes. Près de la moitié des votants lisent quotidiennement la presse régionale (contre un tiers seulement des non-votants). Le lectorat votant s’identifie plus à la presse régionale qui analyse la vie et la politique locales plus en détails que la presse nationale (quotidiens et magazines).

Le profil du lecteur se détermine donc selon plusieurs critères différents, mais il est intéressant de noter que le lectorat de la presse nationale et celui de la presse régionale s’opposent pour des raisons différentes. D’un côté, le lecteur de presse nationale est aisé et principalement francilien, alors que le lecteur de presse régionale est plutôt citoyen et provincial.


2001



--

Ce que veulent les cyberjournalistes

Posté le 27.07.2001 par Anastasia


A l’ère du Net, les cyberjournalistes ont le plus grand mal à obtenir une reconnaissance.


Des conditions de travail difficiles

Les cyberjournalistes des organes de presse bénéficient de la convention collective des journalistes, mais les rédacteurs du Net travaillent dans des conditions précaires. Ils éprouvent les plus grandes difficultés à obtenir leur carte de journaliste professionnel. En 1999, 150 carte presse ont été accordées aux travailleurs du Web. Le double était demandé.


Peu de créativité

Le cyberjournalisme a mauvaise réputation, il est perçu comme du secrétariat de rédaction amélioré, un travail de documentaliste. En 1999, les sites de la presse française ne contenaient que 25 % d’informations exclusivement créées pour le Web. Les grands médias se contentent généralement d’adapter leurs articles papier pour leur site. La révolution de l’écriture journalistique en France n’est pas pour demain.


27 juillet 2001

Les graphistes : acteurs de l'internet de demain

Posté le 07.07.2001 par Anastasia




La cinquième journée d’été du CFD, l’Ecole des métiers de l’information, était consacrée au graphisme. La conférence du 6 juillet 2001, intitulée “Image fixe et image mobile” a été l’occasion d’évoquer les préoccupations esthétiques liées à l’évolution technologique que rencontre la profession aujourd’hui sur la “toile”. Jean-Michel Diaz, directeur artistique de la revue Mouvement, Bruno Caillet, fondateur de l’agence Watoo, Laurent Chartier, fondateur de l’agence Distance Ultra Courte, Olivier Koechlin, directeur associé de l’agence Hyptique et Grégory Pignot, graphiste free-lance ont pu confronter leurs expériences et leurs points de vue.

L’interactivité que propose Internet a remis en cause le contenu et la médiation de l’information. Le graphisme d’un site web n’est plus envisagé comme une illustration, il joue un rôle fonctionnel à part entière dans la lecture et dans l’accès à l’information. La problématique de l’image sur Internet ne se pose pas seulement en termes d’animation, mais également de sonorisation. Le développement constant de la technologie permet de plus en plus de choses. , C’est ce qu’ont démontré en détail Jean-Michel Diaz (Mouvement), Bruno Caillet (Watoo), Laurent Chartier (Distance Ultra Courte), Olivier Koechlin (Hyptique) et Grégory Pignot, un graphiste free-lance à l’occasion de la conférence “Image fixe et image mobile”.

Grégory Pignot a travaillé pour l’agence Hyptique jusqu’en 1996 avant de choisir l’indépendance pour se consacrer à ses passions : la musique électronique et le graphisme. Il explore, sur son propre site notamment, les infinies possibilités que lui offre le logiciel Director. Dans un esprit pionnIer, il associe le visuel et l’auditif en sollicitant la réactivité de l’internaute. La home page de son site se présente sous la forme d’une colonne centrale composée de nombres de 1 à 100. Un clic sur un nombre est une page ouverte sur un monde différent, ludique, qui sollicite l’intérêt, éveille la curiosité et convoque l’imaginaire. Vous rêvez de dessiner des boyaux et des intestins sur un fond de techno folle, vous voulez apprendre à faire de la musique avec huit petits points sur un écran, vous aimez faire des cadavres exquis avec des mots et des sons, cliquez, cliquez, cliquez. Mais attention, tous les numéros ne s’ouvrent pas. À un moment, Grégory a décidé de s’arrêter. “La construction telle qu’elle était, avec des numéros pas remplis, m’a plu.” La suite chronologique de sa démarche s’est inscrite dans d’autres sites.

Au-delà de la simple reproduction
Aujourd’hui l’internaute ne se contente plus d’un texte qui défile sur un écran. Le texte doit être mis en valeur, attrayant et surtout pas trop long car l’écran n’offre pas des conditions de lecture suffisamment confortables. Bruno Caillet, qui a conçu la déclinaison internet de la revue artistique Mouvement, en a fait l’expérience à ses frais. « La première version du site était en harmonie avec l’esprit de la revue mais les fonds étaient trop sombres et les textes en devenaient illisibles » Il a donc dû se rendre à cette évidence que pour les articles, rien ne vaut un texte noir sur un fond blanc. Laurent Chartier, qui a conçu le site de la revue Les Cahiers du Cinéma, en revanche, a trouvé une alternative. La page de l’article conserve les couleurs et la graphie inhérentes au site, mais une version imprimable est à la disposition du lecteur qui n’aura qu’à cliquer pour ouvrir et imprimer un fichier Word.

Outre le texte, un site digne de ce nom doit avoir recours à d’autres modes d’expression au sein même d’Internet : les images animées, la vidéo... Issu du milieu du cinéma où il a été directeur de la photographie, Laurent Chartier a conçu le site internet des Cahiers du cinéma comme un véritable laboratoire cinématographique qui permet d’atteindre l’internaute au-delà de la simple reproduction d’articles. Les analyses sont étayées par des visuels forts, des extraits de films, des études de films plan par plan ou en plans simultanés.

Un entretien avec David Cronenberg, le réalisateur d’Existenz est ainsi accessible, sauf que, comme l’explique Laurent Chartier, les journalistes ne sont pas des vidéastes et que l’ambiance d’un café glauque additionnée de quelques whiskys rend l’effet d’un David Cronenberg enfermé dans un placard. “Mais c’était exceptionnel ! On peut leur pardonner, on est content de voir Cronenberg quand même.

Motiver les internautes
L’interactivité se trouve au cœur du problème. Avoir accès à l’information est une chose, réagir, créer l’information, susciter le débat en est une autre. La multitude de possibilités qu’offre Internet est sous-exploitées et la place laissée à l’interactivité est bien mince aujourd’hui. Parlant du logiciel Flash, le plus souvent utilisé dans la conception des sites internet, Grégory Pignot trouve qu’« en termes de possibilité d’image, de son et d’interactivité, il manque encore des choses. »

Il semblerait que les concepteurs aient du mal à motiver les internautes à agir directement sur le site. Bruno Caillet explique que le site internet de la revue Mouvement connaît un franc succès avec 20 000 connexions par mois. Cependant, les internautes ont la possibilité de réagir aux articles en ligne en ouvrant une boîte de dialogue qui leur permet d’envoyer un texte et de lire ceux précédemment envoyés. Il y a eu peu d’interventions de ce type en un an d’existence et les concepteurs en sont à se demander si les internautes sont amorphes ou s’ils n’ont pas compris qu’ils pouvaient répondre. De même, une éphéméride est à leur disposition pour publier des photos à la date de leur choix. Là encore, l’interactivité est reléguée aux abonnés absents.

Il est vrai que les deux premières versions du site ont suscité de mauvais retours. En règle générale, la lisibilité du site est jugée nulle et la navigation incompréhensible. Bruno Caillet et Jean-Michel Diaz sont en train de plancher sur une nouvelle version qui devrait voir le jour en septembre prochain. Ils reconnaissent ne pas avoir fait d’étude sur le profil de leurs visiteurs car le tracking coûte cher. Ils savent par contre que leurs internautes sont originaires pour une grande partie des Etats-Unis et du Canada, bien que le site ne soit pas bilingue.

Roller et trottinette
La technologie n’est pas la moindre des clés qui ouvrent la porte à une nouvelle génération internet. Le développement des outils et des logiciels est de plus en plus complexe. Grégory Pignot se fait le chantre du logiciel Director qu’il estime manipuler avec plus de facilité pour un meilleur rendement que des logiciels plus âgés, mais largement utilisés, tels que Flash. Selon lui, il y a encore des solutions à apporter au multimédia. « Je suis consterné par la visualisation vectorielle systématique de Flash. Entre Director et Flash, c’est exactement la différence qui existe entre le roller et la trottinette : en roller, il faut se prendre des gamelles pour atteindre à une réelle différence de sensation, alors que sur la trottinette, il n’y a qu’à se mettre debout et avancer. » Laurent Chartier réfute ce raccourci. Selon lui, Flash n’est pas utilisé au maximum de ses capacités. Il est possible de réaliser avec Flash ce qui se réalise actuellement avec Director. Director a seulement le désavantage de requérir un téléchargement long et onéreux, une lourdeur des fichiers incompatible avec l’esprit d’Internet. Olivier Koechlin calme le débat en concluant : « En fait, on n’aime bien que les outils qu’on utilise. »

Il ressort que les enjeux de l’Internet de demain passent par le graphisme, par la bonne gestion des outils qui sont à la disposition des graphistes et surtout par l’envie et l’imagination des internautes. Le graphiste d’aujourd’hui doit impérativement prendre le temps de réfléchir à des applications qui serviront demain pour la bonne santé de notre toile.


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